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Fiori: le retour désiré que l'on attendait plus
Par
Ariane Cipriani

Date de publication

04 nov. 2015

Adolescent, déjà, Serge Fiori accompagne son père qui est musicien de jazz dans les bars de la métropole. Il fonde ensuite, avec Michel Normandeau et Louis Valois, le groupe le plus audacieux du Québec, alors en pleine mouvance souverainiste : Harmonium. Le premier album, paru en 1974, dépasse de loin la simple découverte musicale. Pour le public, un véritable sentiment de communion s’instaure avec des chansons comme Pour un instant et Un musicien parmi tant d’autres. Car Harmonium fait autrement, différemment. La qualité des harmonies, le fameux son de la douze cordes et la voix unique de Serge Fiori, a l’effet d’un coup de tonnerre.

L’année suivante, avec l’ajout de Pierre Daigneault, Serge Locat et Marie Bernard, le groupe fait paraître Et si on avait besoin d’une cinquième saison, poussant encore plus loin l’audace et la complexité de sa musique progressive, libre dans sa structure comme dans sa durée. L’exaltée Dixie emballe le public comme la critique, et la superbe Histoire sans paroles, avec la voix de Judy Richards, demeure à ce jour un bijou musical de 17 minutes.

En 1976, avec l’album double L’Heptade, conçu en collaboration avec le compositeur et chef d’orchestre Neil Chotem et la choriste Monique Fauteux, c’est l’apogée. Cet album-concept, perçu comme une quête de spiritualité, vécu comme une expérience sensorielle, ouvre des portes à l’international. Le groupe donne plus d’une centaine de spectacles au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe, où il fait la première partie de Supertramp. Cette tournée donne lieu au documentaire Harmonium en Californie réalisé par Robert Fortier pour l’ONF (hyperlien vers l’ONF?).

En 1978, Fiori s’unit à Richard Séguin pour l’album Deux cents nuits à l’heure, dans lequel leur talent et leurs voix se répondent parfaitement, autant dans le rock progressif, la douceur du folk que dans la merveilleuse envolée jazz fusion de la pièce Viens danser.

Cependant, la même année, Serge Fiori, épuisé, inconfortable avec son image de quasi-gourou, et souffrant de troubles d’anxiété, saborde Harmonium et ne remontera plus jamais sur scène.  

Si Serge Fiori se fait discret, il fait quelques clins d’œil : un album solo en 1986, le thème musical du Festival Juste pour rire, de l’émission télévisée La p’tite vie ou du film Babine. Cependant, pour plusieurs, le lien affectif et psychique avec Harmonium dure toujours.

C’est donc un retour attendu pour ce musicien tant aimé, qui a toujours refusé les raccourcis comme les formatages. Et c’est un bonheur pour le public de retrouver sa voix, ses aigus, son son, sa manière. 

Fiori revient
Le monde est virtuel (vidéoclip)

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