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Koya : le blues apaisant d’Abou Diarra 
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Abou Diarra ABOU DIARRA: KOYA
  1. NE NANA
  2. KOYA BLUES
  3. DJARABI
  4. TUNGA
  5. DJALABA
  6. MOGO DJIGUI
  7. SOUGOU MANDI
  8. KAMALEN KOLON
  9. ABOUNICOLAS
  10. MA CHERIE
  11. LABANKO

Date de publication

09 déc. 2016

Par
Ariane Cipriani

Après l’invitation à la danse qu’est l’album Sabou, l’as du n’goni (luth malien) revient avec des musiques amples et introspectives pour bercer les âmes sensibles. Voici le somptueux album Koya, réalisé par Nicolas Repac.

Koya, c’est découvrir un Mississipi au sud du Mali. Les sons des musiques ancestrales côtoient ceux de la modernité, comme si la cambrousse s’invitait en ville, offrant une autre notion de temps et d’espace, plus élargie et moins pressée.

C’est avec délicatesse qu’Abou Diarra incorpore l’Occident à sa musique et les talents s’additionnent sur ce quatrième disque. L’album porte le nom de sa mère, dont on découvre la voix feutrée sur la chanson-titre. On y entend aussi l’harmonica de Vincent Bucher, adepte depuis longtemps de l’alliage du blues et des musiques africaines, et Toumani Diabaté, qui embellit Djarabi et Labanko de sa kora. À tous ces éléments s’ajoutent de la flûte et des sonorités électroniques, qui s’intègrent tout naturellement aux compositions nouvelles.

On retrouvait sur l’album précédent des échantillons de Nicolas Repac, guitariste jazz et grand complice d’Arthur H. Il occupe cette fois la chaise de réalisateur, accomplissant un travail d’une grande finesse.

Quelques compositions, comme Tunga et Sougou Mandi, égayent cet album bellement mélancolique. On ne saisit pas la teneur des propos chantés en mandingue et en bambara, mais on présume qu’ils contiennent de l’espoir, de la sagesse et la notion du voyage.

Abou le musicien-marcheur

Pour la petite histoire, un jour où il se trouvait à Abidjan, en Côte d’Ivoire, sans le sou, Abou Diarra a vu Yoro Diallo, un maître du n’goni, jouer dans la rue. Après avoir pratiqué pendant un an, il ne pouvait encore jouer qu’un seul morceau. L’apprenti est alors retourné à Bamako en marchant, avec son instrument dans le dos ou plutôt dans les mains, car c’est en mettant un pied devant l’autre vers son pays natal qu’il a vraiment joué de son n’goni, dont il se sert comme d’une guitare, d’une harpe ou d’une percussion. Il a ensuite perfectionné son art pendant sept ans aux côtés de Vieux Kanté, un autre ambassadeur de l’instrument. À la mort du musicien aveugle, en 2005, Abou Diarra a commencé enfin à jouer pour lui-même. Depuis, la France est tombée sous son charme. Montréal aussi, car l’instrumentiste est venu nous voir à l’occasion de Nuits d’Afrique. Avec ce somptueux Koya, on espère une prochaine visite avant longtemps.


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