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Hilario Durán : ce swing cubain indescriptiblement séduisant
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Hilario Durán HILARIO DURAN: CONTUMBAO
  1. CONTUMBAO
  2. GUAJIRA 2016
  3. PILON INFLUENCIADO
  4. RECUERDOS
  5. PAPIOSCO'S MATCH
  6. EL TAHONERO
  7. LOS MUNECOS
  8. PARQUE 527
  9. SEGUNDO ENCUENTRO
  10. DUO INFLUENCIADO
  11. RUMBA DE CAJON (LEKE-LEKE)
  12. DANZON FAREWELL (DANZON DE LA PARTIDA)

Date de publication

22 sept. 2017

Genre

Par
François Lemay

Chucho Valdés a dit d’Hilario Durán qu’il était l’un des plus grands pianistes cubains du 20e siècle, rien de moins. Venant de la bouche de Valdés, lui-même surnommé le Mozart cubain du piano, ce compliment doit être résolument pris au sérieux. Ajoutons à ça que Durán a partagé la scène de musiciens de la trempe de Michel Legrand et de Dizzy Gillespie, en plus d’avoir dirigé pendant neuf ans l’orchestre du trompettiste cubain Arturo Sandoval, et nous savons que nous avons affaire à un compositeur et pianiste d’un grand calibre.

Le fait d’être installé à Toronto depuis 1998 n’a rien changé à la ferveur musicale cubaine de ce Havanais d’origine. Il a été reconnu comme un des 10 musiciens canadiens d’origine latine les plus influents en 2009, et à l’écoute de son plus récent album, Contumbao, titre que l’on pourrait traduire librement par « avec ce swing africain indescriptiblement sexy », on comprend aisément pourquoi Durán fait figure d’autorité en la matière. Bien évidemment, les rythmes sont chauds et invitent au déhanchement, mais il y a plus : cet a priori sert de façade à une approche musicale résolument axée sur une structure complexe qui, loin d’être rébarbative, invite plutôt à la rêverie. Cette structure, composée de longues phrases musicales enjolivées parfois d’improvisations plus fines et aériennes, parfois d’un rythme qui évoque le bruit des pas d’une centaine de danseurs à l’unisson, permet à la musique de prendre son envol. Comme si l’orchestre jouait dans une salle sans plafond et qu’il nous était donné d’entendre les notes, au loin.

Parlant de l’orchestre, je m’en voudrais de ne pas souligner l’excellent travail de Jorge Luís Torres aux congas et d’Horacio Hernandez à la batterie, qui savent donner du corps à l’ensemble. À la guitare, on entend un Jorge Luis Valdés plutôt aérien (je vous parlais de ces notes qui s’envolent), alors que Jorge Reyes et Roberto Riveron se partagent le travail à la basse. Et, bien sûr, le grand Chucho Valdés en personne pour ce Duo Influenciado aussi rafraîchissant qu’une pluie lors d’une journée chaude et humide. À écouter quand il fait chaud, ou lorsqu’on voudra se rappeler l’été!

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