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L'excellent deuxième disque solo de Laura Sauvage
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Laura Sauvage LAURA SAUVAGE: THE BEAUTIFUL
  1. EVERYTHING IS IN EVERYTHING
  2. YOU'RE UGLY WHEN YOU CRY
  3. ALIEN (ANYTHING LIKE IT, HAVE YOU?)
  4. MONKEYS IN SPACE
  5. HELLO, HELLO
  6. VEGAS
  7. PATIO LIVING
  8. CAN OPENER 777
  9. ACCESS DENIED
  10. SONG FOR D.J.T.

Date de publication

07 sept. 2017

Par
Ariane Cipriani

Laura Sauvage fait totalement ce qu'elle veut et ne se soucie pas des modes, et le résultat est, encore une fois, des plus personnels. Franchement épatante, cette rockeuse ouverte à toutes les musiques qui peuvent la faire vibrer nous offre un deuxième disque enivrant.

Avec The Beautiful, Vivianne Roy (de son vrai nom), explore les synthétiseurs analogiques et s’aventure davantage vers la musique stoner et l’esthétique des années 80. Les chœurs cosmiques, les guitares surabondantes, les claviers sinueux et la batterie indomptable servent ici une bonne dose de rock garage, et quelques touches de punk et de néo-psychédélisme.

La musicienne retrouve Dany Placard, François Lafontaine et Nicolas Beaudoin, ainsi que Katrine Noël et Julie Aubé, du trio folk Hay Babies, dont le récent disque indiquait aussi un rapprochement avec la guitare électrique et les claviers. (Julie Aubé lancera elle aussi un disque solo prochainement que vous pourrez écouter en version intégrale sur notre site.)

Mais cette fois, elle en a fait plus : en plus de composer toutes les chansons, elle prend aussi les commandes de la réalisation et des arrangements, aidée de Ben Bouchard à la console et de Richard Addison au matriçage.

Tout est dans tout, comme des singes dans l’espace

Son premier disque solo, Extraordinormal, puisait dans le grunge sans retenue. Les guitares de The Beautiful restent bien râpeuses, mais le premier extrait, Alien (Anything Like It, Have You), étonnamment dansant, annonçait une rondeur et une fluidité nouvelles. Aux côtés de cette chanson plus détendue, on ajoute aussi Patio Living, Access Denied et Song For D.J.T.

Les textes, parfois opaques, souvent succincts, débordent d’images. On sourit à la simple lecture des titres, premiers signes de liberté : Everything Is in Everything (savoureux phaser), Monkeys in Space (délire rock garage à la recherche d’une autre dimension), Can Opener 777 (délibérément déglinguée), Hello Hello (finale relevée et divagante).

Donald Trump, ce psychopathe

Cette fois-ci, les propos se font plus engagés, par exemple dans You’re Ugly When You Cry (tu es laid quand tu pleures), où elle parle d’hypocrisie et de lucidité, imaginant un monde parfait où filles et garçons pourraient vivre comme ils veulent, un monde sans pollution. Dans Song For D.J.T., elle reproche sans détour au président américain Donald Trump d’avoir bousillé l’avenir en parfait psychopathe.

Laura Sauvage n’a pas peur de faire du bruit, au point de crier quelques fois entre deux couplets chantés de son timbre voilé et chaleureux. Et son phrasé, volontairement nonchalant, n’arrive jamais être en retard sur le tempo. De l’assurance, quoi.

Prenez le temps de feuilleter le livret, conçu par Laura elle-même. Un collage coloré, fait main, à partir d’images de vieux magazines des années 70 : paires d’yeux, pantalons, publicité de pizza, dromadaires, singes à moto, téléviseurs, soucoupe volante, homme torse nu à tête d’aigle (pour Song For D.J.T.)… Ça colle parfaitement avec l’esprit des chansons.

Everything Is in Everything : tout est dans tout.

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