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Jean-Willy Kunz sait faire swinger l’orgue de la Maison symphonique
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Jean-Willy Kunz, Andre Moisan, Helene lemay, Paul Picard, Frederic Alarie JEAN-WILLY KUNZ: IMPRESSIONS
  1. GRAND OD BORA
  2. SHALOM ALEICHEM
  3. FLY ME TO THE MOON (IN OTHER WORDS)
  4. JAZZ VARIATIONS POUR CLARINETTE, I, JAZZ VARIATIONS
  5. IN SPIRIT / IMPRESSIONS
  6. POUR MON AMI LEON
  7. GUATACA CITY
  8. PETITE FLEUR

Date de publication

27 juin 2017

Genre

Par
Frédéric Cardin

L’organiste attitré du grand orgue Pierre-Béique de la Maison symphonique de Montréal, Jean-Willy Kunz, est un amoureux de nombreux genres musicaux, outre le classique, bien entendu. Sur l’album Impressions, il fait littéralement swinger le monumental instrument dans un répertoire de musiques jazz, klezmer, latino et de folklore balkanique. Surprenant et rafraîchissant.

En écoutant Impressions, on est étonné de constater que l’orgue peut être un compagnon efficace dans le contexte d’un ensemble aussi alerte qu’un quatuor de jazz. Cela dit, la nature même de la bête ne peut être évacuée : sauf exception, sa sonorité et ses interventions restent généralement à l’arrière-plan dans les passages en groupe, sinon, il écraserait tout le monde. Dans certains passages, on peut sentir aussi que le titan ne peut tout simplement pas être aussi agile que ses petits compagnons.

Ce qui surprend, cependant, c’est qu’on ne ressent cette limitation qu’occasionnellement. Il faut dès lors féliciter les musiciens qui ont su équilibrer les interventions, choisir les bons moments pour laisser le mastodonte s’exprimer et, a contrario, savoir quand lui confier un rôle d’accompagnateur. De l’instinct musical sûr et intelligent.

J’ai particulièrement aimé le choix du répertoire, à la fois pertinent et accessible. D’un folklore des Balkans (très évocateur) à une danse klezmer (irrésistible) en passant par un hommage à John Coltrane signé Frédéric Alarie (superbe), ou encore un classique du jazz comme Petite fleur de Sidney Bechet, le résultat est que l’instrument se la joue cool tel un immense Hammond B3, en plus élégant, mais avec un effet assez déhanchant pour faire sentir sa présence et affirmer sa pertinence. Il faut en cela féliciter Jean-Willy Kunz, qui s’affirme comme un musicien remarquablement polyvalent.

Qui plus est, Jean-Willy a eu la sagesse de s’entourer d’excellents musiciens qui apportent tout l’éventail des couleurs nécessaires pour que le portrait de l’album prenne vie. Malgré toute la bonne volonté de Kunz, je ne crois pas que l’objectif de décloisonnement de l’orgue ici visé aurait pu être pleinement atteint sans les André Moisan à la clarinette, Frédéric Alarie à la contrebasse, Hélène Lemay au trombone et Paul Picard aux percussions.

Jean-Willy Kunz est ses amis donneront un concert avec ce répertoire le 5 juillet à 19 h à la Maison symphonique de Montréal à l’occasion du Festival international de jazz de Montréal.

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