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Oumou Sangare : retour réussi pour la Madonna du Mali
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Oumou Sangare, Tony Allen OUMOU SANGARE: MOGOYA
  1. BENA BENA
  2. YERE FAGA
  3. FADJAMOU
  4. MALI NIALE
  5. KAMELEMBA
  6. DJOUKOUROU
  7. KOUNKOUN
  8. MINATA WARABA
  9. MOGOYA

Date de publication

19 mai 2017

Par
Frédéric Cardin

Oumou Sangare, celle que certains appellent la Tina Turner africaine, nous offre Mogoya : premier album depuis 2009, aussi bien dire une éternité! Aux racines bien creusées dans le continent noir et surtout dans ses origines mandingues (une culture qui chevauche de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest), Sangare greffe ici la modernité fiévreusement électrique d’une production européenne super classe. Nous nous étions ennuyés, voici notre patience récompensée!


À écouter aussi :

Voici d'envoûtantes sonorités d'Afrique de l'Ouest, où les cordes de la kora, du n'goni ou du luth malien suivent les rythmes donnés par le djembé et autres tambours, sans oublier le chant, élément essentiel qui contient à lui seul la chaleur de cette belle région désertique.

Amadou et Mariam, Cheikh Lo, Rokia Traoré, Baaba Maal, Afel Bocoum, Issa Bagayogo, Orchestra Baobab, Frères Diouf, etc.

Cette webradio est une liste de lecture aléatoire gratuite créée avec soin par nos programmateurs musicaux.


Réalisé entre Paris et Stockholm, Mogoya n’en demeure pas moins viscéralement afro-cool. La diva née au Mali y interpelle ses compatriotes, comme elle l’a toujours fait. Appel au retour des exilés (Mali Niale), suicide (étonnamment dansante Yere Faga), valorisation des racines africaines (Fadjamou) ou encore féminisme militant, Sangare demeure aussi bien une artiste profondément engagée qu’une musicienne irrésistiblement excitante à écouter.

La présence exceptionnelle de Tony Allen, pionnier de l’afro-beat et batteur légendaire, ne nuit pas à l’affaire, bien entendu. Mais le reste de la production est aussi respectable : l’équilibre judicieusement dosé entre traficotages électroniques et couleurs traditionnelles des instruments classiques africains (n’goni, calebasse, percussions diverses, etc.) tisse une courtepointe musicale parfaitement cohérente.

La Tina Turner africaine dit-on. J’oserais dire, pour ma part, la Madonna mandingue, car Oumou est une femme d’affaires avisée et une bâtisseuse d’image (la sienne) redoutable. En plus de la musique, elle investit dans le riz avec une marque qui porte son nom (Oumou Sang), dans l'automobile avec une compagnie de taxis et dans l'hôtellerie (elle gère personnellement un établissement à Bamako). Et cela sans compter tout le travail réalisé pour la libération féministe en Afrique.

 

Toutes ces raisons expliquent probablement les huit années écoulées entre l’avant-dernier album et celui-ci. Le mélomane peut craindre un autre long délai avant le prochain opus, mais il se consolera en se disant que le monde se porte un peu mieux grâce au dynamisme exaltant d’une femme comme Oumou Sangare, et en repassant en boucle ce Mogoyo extrêmement réjouissant.

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