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Tigran Hamasyan revient à la formule piano solo 
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Tigran Hamasyan TIGRAN HAMASYAN: AN ANCIENT OBSERVER
  1. MARKOS AND MARKOS
  2. THE CAVE OF REBIRTH
  3. NEW BAROQUE 1
  4. NAIRIAN ODYSSEY
  5. NEW BAROQUE 2
  6. ETUDE NO. 1
  7. EGYPTIAN POET
  8. FIDES TUA
  9. LENINAGONE
  10. ANCIENT OBSERVER

Date de publication

20 avr. 2017

Genre

Par
Ariane Cipriani

À 29 ans, le compositeur prodige présente son dixième album et revient à la formule piano solo qui l’a fait connaître au grand public. Voici des musiques très vives, et pourtant contemplatives, en hommage à sa terre natale, l’Arménie.

À chaque album, Tigran Hamasyan change sa trajectoire. On l’a vu incorporer à son jazz du rock, du métal, du funk, de l’électro et même des chants sacrés arméniens. Deux constantes demeurent : l’influence de la musique classique et la modernité de ses compositions.

Six ans après l’album A Fable, le pianiste offre un nouvel hommage à l’Arménie et au mont Ararat. De la boîte à rythme, du clavier Fender Rhodes et des couches de voix s’ajoutent au piano déjà dense de ce musicien à la créativité impressionnante, qui puise cette fois dans l’esthétique baroque, la musique minimaliste et le jazz d’avant-garde.

Évoquer l’art de l’observation

Comme son titre l’indique, An Ancient Observer se veut une observation du monde. Tigran Hamasyan affirme que l’observateur ancien, c’est lui, c’est vous, c’est quiconque a une quête spirituelle. C’est un Arménien qui avait, il y a plusieurs centaines d’années, le même mont Ararat devant les yeux. Deux des 10 nouvelles créations s’inspirent d’ailleurs du répertoire folklorique : Nairan Odyssey et Étude no 1.

Dans une entrevue à France Info, le compositeur explique : « Si je parle d’observateur ancien, c’est parce que nous sommes tous amenés à être anciens à court terme. » De quoi remettre les choses en perspective!

Tigran Hamasyan aime analyser et comprendre les musiques comme on apprend une langue étrangère. Mais la beauté de la chose, c’est qu’aucune musique ne semble lui rester étrangère. Le premier extrait, The Cave Of Rebirth, témoigne des changements de rythmes et d’humeur dont Hamasyan est capable dans une même pièce. Parmi les heureux étonnements de ce nouvel album, c'est entendre combien le pianiste allie la mélancolie à la vigueur.

L’art de la contemplation se fait rare dans notre monde au rythme précipité. Voilà l’occasion de contempler un peu d’immuable, porté par la musique d’un des compositeurs des plus épatants.

Le pianiste vient d'ailleurs nous rendre visite cet été. Il sera en spectacle le 1er juillet prochain à la Maison symphonique dans le cadre du Festival internation de jazz de Montréal.


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