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Palermo Hollywood : Benjamin Biolay envoûte et charme
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Benjamin Biolay BENJAMIN BIOLAY: PALERMO HOLLYWOOD
  1. PALERMO HOLLYWOOD
  2. MISS MISS
  3. BORGES FUTBOL CLUB
  4. PALERMO QUEENS
  5. LA DEBANDADE
  6. RESSOURCES HUMAINES
  7. TENDRESSE ANNEE ZERO
  8. PALERMO SPLEEN
  9. LA NOCHE YA NO EXISTE
  10. PALERMO SOHO
  11. PAS SOMMEIL
  12. PAS D'ICI
  13. YOKOONOMATOPEA
  14. BALLADE FRANCAISE
  15. C628
  16. MASTERCHEF

Date de publication

29 déc. 2016

Par
François Marchesseault

Un album à écouter avant de tendre l'oreille aux nouveautés de 2017

On savait déjà que Benjamin Biolay affectionnait intensément l’Argentine et ses musiques. Ce pays foisonnant, qu’il a visité à maintes reprises, est le berceau de ce nouveau disque aux couleurs chatoyantes, Palermo Hollywood.

Biolay le ténébreux dévoile un formidable huitième album très cinématographique, trimballant nos oreilles entre la France et l’Argentine, un mariage harmonieux paré de bandonéon, de charango, de violons, de quelques trompettes et de douces percussions latines. Le musicien se laisse porter par l’énergie à la fois nostalgique et enjouée de Buenos Aires et de son quartier Palermo, point de repère de ses 16 nouvelles chansons.

Le disque fait suite à son hommage sincère à Trenet en 2015, belle parenthèse dans la discographie de l’auteur-compositeur le plus prolifique de la nouvelle chanson française. Ses dernières compositions originales, elles, remontent à l’ombrageux Vengeance, paru en 2012.

Le multi-instrumentiste mélange élégamment les sons et les influences, avec cette délicatesse dont il détient le secret, et offre une instrumentation riche et soyeuse, des mélodies amples et de superbes arrangements.

Le spleen de Biolay se love dans le tango, la cumbia et la bossa, sans jamais tomber dans le pastiche ou le disque touristique. On nage dans les méandres d’un cœur d’homme brisé qui s’évade dans l’alcool et la nuit, mais l’Argentine ajoute de la lumière au panorama.

Entre le rêve américain fantasmé (style Ennio Morricone) de la chanson titre et la conclusion solennelle intitulée C628, Biolay passe de la déception amoureuse (La débandade, Pas sommeil) à la désolation d’être jetable (Ressources humaines, avec Chiara Mastroianni et Melvil Poupaud). Miss miss, au rythme savoureux, regorge de soleil, tandis que l’incisive Pas d’ici, s’insère comme un interlude rock détonnant. Le ténor Duilio Smirglia prête sa voix à la bouleversante Palermo Spleen. Palermo Queens, elle, invite au déhanchement, tout comme La noche ya no existe, en duo avec Alika.

Pour cette escale argentine, Biolay s’est entouré de grosses pointures, « latines grammysées » comme il le dit, pouvant lui renvoyer la balle et la note : Martin Ferrès au bandonéon, Damian Verdun au charango, Fernando Samalea à la batterie et l’orchestre le Teatro Colòn. Ces nouvelles collaborations s’ajoutent à une liste d’artistes déjà épatante, qui inclut Henri Salvador, Keren Ann, Juliette Gréco, Julien Clerc, Stéphan Eicher et Vanessa Paradis.

Seul bémol : si beau soit le timbre, avec cette vulnérabilité qui rappelle Bashung et ce phrasé nonchalant à la Gainsbourg, il faut être plus qu’attentif au murmure encavé de l’artiste pour saisir ses rimes, ses jeux de mots et ses doubles sens.
Disque sensuel d’un farouche musicien, Palermo Hollywood envoûte et charme, comme l’a fait La superbe en 2009.

(un texte d’Ariane Cipriani)

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